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Nicolas Bedos vu par les réseaux sociaux, un portrait flatteur ?

Par dans Actualités presse et spectacles

Je connais assez peu Nicolas Bedos. Je le croise rarement chez le boucher ou le boulanger. Je l’aperçois de temps en temps à la télévision et éventuellement, j’entends parler de lui sur Internet. J’ai l’impression que beaucoup de personnes sont dans ma situation. Qui serait capable de parler de la vie et de l’œuvre de Nicolas Bedos ? Un truc que j’ai remarqué quand même : tout le monde a un avis sur lui, on l’aime, on l’aime pas, voir on l’adore ou le déteste. Tout ça sans trop pouvoir commenter son travail. Je suis donc parti me documenter, notamment sur Twitter, pour dresser de lui un rapide portrait (social).   1/ Une (sacré) belle gueule. Vous me direz : c’est très subjectif etc. Oui, bien sûr. Mais je crois que Nicolas n’a pas trop galéré à l’adolescence avec le sexe opposé (ni plus tard d’ailleurs). D’ailleurs, les artistes en général sont plutôt beaux. Cela leur permet d’acquérir un capital confiance suffisant pour aller vers les autres et susciter leur rire. D’un point de vue sociologique, les beaux sont payés 15% de plus que les gens « ordinaires ».   Donc Nicolas part avec un avantage dans la vie. Est-ce pour cela déjà qu’on l’adore ou on le déteste ? L’analogie vaut ce qu’elle vaut, mais un des joueurs les plus « détestés » dans le football a longtemps été Christiano Ronaldo. Allez comprendre pourquoi ?   2/ Un homme politisé. C’est en tout cas l’avis des premiers Tweets qui me tombent sous la main : Déjà, on apprend que Nicolas a trouvé du boulot pour ce soir : il présente la cérémonie des Molières (ça tombe bien, c’est du spectacle et j’aime ça, sincèrement, au tout premier degré). Apparemment, il serait tenté de soutenir la gauche et de s’insurger à l’occasion contre le FN. Assez logique si l’on considère que son père est Guy Bedos, dont une chronique s’intitulait par exemple « Pour en finir avec Sarkozy« .   Comme son père, Nicolas Bedos aime provoquer… et répondre à la provocation. Son sketch le plus représentatif de cette dynamique, qui cumule près de 4 millions de vues, est sa fameuse chronique traitant de Dieudonné :   Je renvoie à mon article « peut-on rire de tout… » ceux qui s’étonneront que l’on puise fièrement arboré une moustache aryenne sur France 2.   3/ Un travailleur. C’est une conviction personnelle, confirmée par des milliers d’exemples : pas de réussite durable sans travail. Peut-on qualifier Nicolas Bedos de bosseur ? Pas d’un point de vue scolaire si l’on fait confiance à sa biographie sur Wikipédia. Sans diplôme, il s’investit dans la vie professionnelle depuis ses 18 ans en tant que dramaturge, metteur en scène, scénariste, acteur et humoriste. Vous me direz : facile vu son nom et ses relations… Peut-être ; il a certainement eu un bon coup de pouce. La question qui prime à mon sens : s’il était mauvais, s’il faisait perdre de l’argent (critère qui vaut ce qu’il vaut mais…), serait-il autant sollicité ? Je ne pense pas honnêtement. On a beau lui asséner chaque jour qu’il est le fils de son père, il marque quand même régulièrement seul l’actualité et suit son chemin. Vous aurez donc le plaisir ce soir de le suivre à partir de 22h15 sur France 2. Ou d’aller vous coucher si vous n’êtes pas fan… ce qui sera apparemment le cas de pas mal de personnes ;).     Amusant si l’on se rappelle qu’il a déclaré : « Je fais le malin tout le temps, c’est le personnage que j’ai décidé de jouer. Je fais le mégalo, je fais le...

Bigard fête ses 60 ans dans votre cinéma : j’y serai !

Par dans La vie de Bourgrire

Les plus observateurs d’entre vous auront remarqué que l’une des mes rubriques porte le nom « Artistes ». J’ai le plaisir de l’inaugurer réellement par le portrait de Jean-Marie BIGARD. Il fête ce soir ses 60 ans par un spectacle en direct du Grand Rex, retransmis dans plus de 150 salles de cinéma ; comptez 16,5€ la place. Rien qu’en parcourant les affiches, je riais déjà :     Quand je lis les textes de BIGARD, j’entends immédiatement son intonation particulière, finement dosée pour provoquer les fous-rires (par exemple, j’ai essayé de lire les affiches à ma compagne par téléphone mais je n’ai même pas eu un sourire amusé). Sa voix sonne souvent comme la révolte du citoyen modeste, mais de bon sens, contre la « connerie » sous toutes ses formes. Au fil des années, nombre de ses sketchs font partie des classiques de l’humour français : la chauve-souris, le lâcher de salopes, les films d’horreur… Le Figaro ne s’y trompe d’ailleurs pas et vient de publier un article à ce propos cet après-midi : « Malgré de nombreuses critiques à l’égard de son humour salace, il reste l’un des humoristes français les plus populaires. Il est d’ailleurs le seul comique a avoir rempli le Stade de France à ce jour. »   Tout ça pour dire que : j’y serai ! Ce qui n’est pas le cas de tout le monde :   Personnellement, quand un sujet ne m’intéresse pas, je clique ailleurs. J’imagine la vie passionnante du type qui lit des articles qui ne le concernent pas et apporte de si belles contributions. Et non, ce n’est même pas pour obtenir un lien et référencer un site, le Figaro n’en propose pas depuis ses commentaires…   En faisant quelques recherches pour cet article (oui, oui, je me documente grave), je me suis rendu compte que Jean-Marie trainait une sacré communauté de haters, notamment sur Voici (j’avais prévenu que je me documentais) :     Jean-Marie BIGARD réussit donc une double performance : être sans doute à la fois l’artiste le plus apprécié sur scène… mais aussi le plus détesté. Ses détracteurs (des jaloux ;)) lui reprochent apparemment de s’être remarié avec une femme plus jeune et d’avoir accepté d’être le père in vitro, de l’enfant de son ex-femme. Trois possibilités concernant le lectorat de Voici : – Il est particulièrement proche des mouvements radicaux chrétiens (possible). – Il ne lit pas les articles (probable). – Il a des capacités cognitives limitées (certain).   A force de lire Voici, journal qui sonde l’âme humaine à travers les stars, je pensais que l’amour n’était plus un mystère pour ses lecteurs. Ainsi, la Vie d’Adèle tient en une seule phrase : « je garderai pour toi une infinie tendresse« . Sa femme, âgée de 46 ans, voulait absolument un enfant de lui. Il a accepté de donner son sperme, même s’ils ne partageaient plus le même toit depuis longtemps. Là où certains crient à la honte, je n’y vois que l’infinie tendresse réciproque qui achève une belle histoire d’amour.   Les commentaires sur la différence d’âge avec sa nouvelle épouse me semblent presque saugrenus. 59 / 31, oui et ? Les deux parties dépassent assez nettement la majorité, sont mariées et vivent ensemble depuis des années… N’y a-t-il pas des histoires nettement plus sordides que cet homme qui redécouvre la vie après ses récentes paternités, toutes assumées ?   Derrière l’humoriste, il y a l’homme justement, au parcours peu banal. D’origine modeste, il prend conscience très tôt qu’il ne veut pas suivre la voie à laquelle le destine ses études : l’usine. Entres d’autres petits boulots, il accepte donc un poste de barman dans un café de Troyes, qui lui permet de mesurer sa capacité à rassembler et amuser. Sa mère meurt lorsqu’il a 20 ans, son père l’année suivante. Il survit grâce aux antidépresseurs et au handball, qu’il pratique à haut niveau le week-end. Celui lui permet, après 6 mois de formation au CREPS, d’entrer dans l’éducation nationale en tant qu’enseignant. L’expérience dure 3 ans, il découvre que « les gosses finissent par le laminer, et qu’ils font la moue en le voyant venir ». Je l’imaginais bien, après des années de carrière, ressembler à Monsieur Mégot, le prof de Gym du Petit Spirou :    « Le sportif intelligent évite l’effort inutile ».   Intelligent justement, il l’est. Il manifeste justement une grand intelligence relationnelle et sociale lorsqu’il retourne à son activité de « barman le plus côté de Troyes », au point d’être recruté par une discothèques avec un salaire de cadre. Intelligent encore puisqu’à ses débuts au Petit Théâtre de Bouvard, ce dernier le voit comme un très bon auteur mais non un comédien. Ses débuts parisiens dans les années 80, en compagnie de son ami troyen Tex, sont difficiles mais il finit par percer au théâtre du Point-Virgule. Puis il rencontre Laurent BAFFIE avec lequel il écrit plus de 100 sketchs (!) et accède à la notoriété par l’émission La Classe, animée par Fabrice. En 1990, son spectacle « Oh ben oui !« , écrit avec Pierre PALMADE, lui assure la célébrité.   S’en suit une carrière brillante et des controverses : la vulgarité, les attentats du 11 septembre… Le vulgus en latin, c’est la foule, tout le monde. Effectivement, BIGARD a certainement « vulgarisé » l’humour puisqu’il est aujourd’hui un des artistes les plus populaires ! Sur le 11 septembre, tous ceux qui ont lu le Pendule de Foucault savent qu’un...

Marine Le Pen et le comique de répétition de Nicolas Sarkozy

Par dans Les billets d'Auvairniton

Nicolas Sarkozy vient de publier une Tribune dans Le Point pour expliquer la nécessite de « refonder notre politique européenne » (comme s’il n’avait jamais eu l’occasion d’y participer ?). Depuis ce matin, les réactions fusent de toute part, ici dans un article du Parisien : « Tribune : Marine Le Pen brocarde le «comique de répétition» de Sarkozy«  Vous le savez, j’insiste souvent sur la place du rire dans notre société et comme moyen de communication. Les hommes politiques par exemple aiment « mettre les rieurs de leur côté« . Un certain humour permet de rallier une salle à sa cause lors d’un meeting.   Or ici, à quelques jours des élections europénnes, Marine Le Pen veut remettre un peu de sérieux dans la campagne. Elle réclame donc sa chance et souhaite que les électeurs évitent le « comique de répétition« . J’en rappelle la définition d’après Wikipédia : une blague qui revient plusieurs fois de suite, sous la même forme ou sous une forme légèrement modifiée, pendant une même œuvre ou au cours de différents numéros. Pour reprendre la formule de Thierry Roland (qui va me manquer cet été), Marine Le Pen adresse donc à l’UMP un carton jaune pour « l’ensemble de son œuvre ». On peut en effet considérer de son point de vue que Jean-François Copé, maintenant Président du parti, propose le même discours. Sur RTL, ce dernier qualifie d’ailleurs le texte de «remarquable» et affirme partager la même «vision de l’Europe.»   D’un point de vue sémantique, la petite phrase de Marine Le Pen semble plus fine qu’elle n’y parait. Les amateurs de métaphores et les linguistes, indépendamment de leur orientation politique, doivent apprécier. Elle s’inscrit en tout cas dans la droite ligne du thème central du Front National : tous les partis se valent (UMPS…), tous les hommes (et les femmes) au sein de ces partis sont les mêmes, la seule alternative c’est nous.   Pourquoi en débattre autant sur Pubely ? Parce que les connotations négatives de l’humour ou du rire sont relativement rares ! Certains crient plutôt à la dictature ou à la tyrannie du comique. Celui qui ne rit pas, ou ne fait pas rire, n’a plus sa place en public ou dans les médias. A la rigueur, on pourra quand même le garder s’il énerve assez pour faire réagir (polémiste).   En l’espèce donc, le rire est teinté négativement. Monsieur Sarkozy, par son comique de répétition, serait un rigolo, un drôle de type, dans une période  où les Français n’ont pas le cœur à rire. Derrière cette petite phrase, il y a surtout la bataille pour devenir, le temps d’une élection, le premier parti de France. Le PS est à terre, reste l’UMP de Jean-François Copé debout, qu’il faut chercher à atteindre. Ce dernier fait le pari d’un soutien clair à Nicolas Sarkozy. Dès lors, c’est un jeu à pile ou face : – Si l’UMP « gagne » les élections, le poids de Messieurs Sarkozy et Copé sera plus grand au sein de leur parti mais aussi de la droite en général. – En cas de « défaite », c’est bien sûr le Front National qui risque d’en profiter… mais aussi François Fillon ! En effet, il a pris ses distances avec la chronique de Nicolas Sarkozy, tant sur la forme (« ce n’est pas l’événement central de la campagne« ) que sur le fond : revenir sur les accords de Shengen lui semble une erreur.   En guise de conclusion, message civique pour dimanche : allez voter ! Pourquoi ? Par politesse envers ceux qui vont en prison pour ça :     Crédit photo : Global...

L’humour contre le stress, le tabac… et l’infidélité – Actu semaine 20

Par dans Actualités presse et spectacles

1/ L’humour médecin. L’humour permet de nouer des liens et d’apaiser des tensions. Une bonne comédie, un spectacle humoristique, c’est toujours l’occasion de faire un break. Marie ANAUT le rappelle mais va plus loin que ça dans son ouvrage : L’Humour, entre le rire et les larmes. Traumatismes et résilience. Cettepsychologue clinicienne, professeur à l’université Lyon-II explique que lorsque tout semble perdu, quand l’intolérable se produit, il reste encore le rire pour se défendre et surmonter le quotidien. Le monde y consacre un article détaillé… mais dont la lecture est réservée aux abonnés.   2/ L’humour pour conquérir… ou entretenir la flamme. VictoriaMilan, site de rencontres pour personnes « mariées ou en couple », propose régulièrement des sondages sur le couple… ou ce qu’il en reste. D’après le dernier paru,  « 73% des femmes interrogées expliquent qu’elles ont eu une relation extra-conjugale à cause d’un comportement irritant de leur homme ». Cette « irritation » ne provient pas d’un manque de lubrifiant (délicate manière de renvoyer à mon dernier article), mais apparemment : 1. D’un manque de sens de l’humour, 19%. 2. D’un manque de compréhension, 16%. 3. De ne pas être bon au lit, 14%. L’avarice n’arrive qu’en 10ème position avec 4%. Contrairement aux idées reçues, entretenir la passion ne coute donc pas si cher :). Mais attention prévient Franck Dubosc…   3/ Le vrai rire n’est jamais acquis. Personnellement, je ne me suis pas trop bidonné devant Camping, le 1 comme le 2. Je ne suis pas certain d’avoir ri au cinéma avec Franck Dubosc d’ailleurs. Et ce n’est pas faute de lui avoir donné sa chance. A la rigueur, j’ai une certaine tendresse pour Disco et le couple qu’il forme avec Emmanuelle Béart.     Pour ce qui est de ses spectacles par contre… il fait partie des grands. Pour l’avoir vu sur scène, et revu à la télévision, on sent l’intelligence de celui qui a travaillé son art sans relâche ; c’est un grand professionnel. Or Frank Dubosc est actuellement en tournée. A l’occasion de son passage en Picardie, il se confiait au Courrier Picard. Je vous invite sincèrement à lire attentivement cette interview, qui change des questions/réponses toutes faites des formats audiovisuels. « On n’est pas à l’abri du bide sur une phrase. Il ne faut pas croire que le public nous est acquis. »   4/ Je kiffe Marisol TOURAINE (ou son équipe de communicants). Je me souviens des autocollants des années 80 : « Fumeur, non fumeur, la liberté c’est réciproque ». Dans sa chronique du magazine ELLE, Nicolas Bedos faisait l’apologie de la liberté de fumer : « je peux vous jurer qu’il faudra envoyer la Garde nationale et le GIGN pour m’empêcher de m’en griller une sur une plage au mois d’août » Ce à quoi notre ministre répond avec humour et éloquence : « à chaque bouffée inhalée, vous perdez de précieux moments d’une vie dont, chaque semaine, vous nous rappelez avec talent dans vos chroniques qu’elle vaut mille fois la peine d’être vécue » De toute manière, la dépendance à la nicotine fausse quand même pas mal ce drôle de débat autour de la liberté…   5/ Soutenez un jeune artiste, allez voir Nicolas.     Vous avez reconnu la musique sur la tablette de Cyril ?   Crédit photo : Romain DECKER.  ...

C’est mon choix de mettre ce que je veux dans mon blog

Par dans Les billets d'Auvairniton

C’est le début de l’article. Je suis sensé commencer fort, capter et retenir votre attention, sortir ce que j’ai de meilleur pour vous inciter à continuer. ARGENT, SEXE OU VIOLENCE EXTRÊME ?   Quelques compères des réseaux sociaux se font l’écho d’une pub pour le gel lubrifiant bio Simply Slick. C’est mon choix ce que je mets en moi (mangez des pommes).     De prime abord, la vidéo n’est pas désagréable. A la réflexion, je trouve ce cocktail de sexe et d’humour un peu limité. Tout est fait pour que le clip inspire la sympathie et permette une certaine identification. Mais chaque élément me fait penser à une recommandation de leur équipe marketing. Nous sommes dans un bureau qui reproduit une micro-société théorique parfaite : du grand, du petit, du black, du blanc, gros ou mince… mais attention, pas de vieux/vieilles. Ah si, un peut-être au second plan. Mais apparemment, le cœur de cible a moins de 50 ans. Nan mais en fait, de toute façon, on mettra jamais de vieux en avant dans une pub. Parce que les vieux qui copulent se sentent jeunes. Et regardent toujours les filles de 20 ans, dans leur environnement professionnel comme dans la rue.   Vous avez vu l’ambiance de ouf qui règne dans cette entreprise ? Tout le monde se sourit (se séduit ?), et semble évoquer librement sa sexualité au boulot. Je vous dit pas les procès en harcèlement sexuel à venir… Enfin, l’héroïne, brune aux origines pas trop européennes (juste ce qu’il faut), est parfaite pour susciter un minimum de désir ou être la bonne copine qui partage ses cancans et secrets.   Qui achète majoritairement du gel lubrifiant, les hommes ou les femmes ? Règle marketing de base : dans le doute, mettre une femme en avant.   Au final, je n’arrive pas à en sourire, tout juste à ressentir de la pitié. On peut faire tellement de choses merveilleuses en associant humour et sexe… à condition d’avoir du talent, c’est-à-dire de travailler jusqu’à obtenir une perfection relative. Souvenez-vous de la comédie musicale Q de Broadway :     Vous sentez ce ton très similaire vers lequel aimerait tendre ce spot mais sans jamais l’effleurer ? Au pire, pour faire du gros buzz, il aurait pu nous pomper un équivalent des fausses pubs Sprite :   Publicité Sprite Censurée #1 par Spi0n  Là nous avons juste droit à un message à l’eau tiède, le minimum syndical pour tenter un buzz (au cas où). Je comprends l’impératif de faire passer un message, d’informer sur un produit… et bien sûr de tenter de le vendre. Mais j’ai trop ici l’impression d’une recette commerciale appliquée sans réelle créativité et finesse. Je vais donc, pour ce soir au moins, rester nostalgique des vieilles pubs Durex et Tulipan (toute ma jeunesse).   Crédit photo : Soffie...

Peut-on rire de tout ? Un classique toujours d’actualité

Par dans Les billets d'Auvairniton

Peut-on rire de tout ? Le sujet semble éculé ; c’est même un classique des énoncés de philosophie donné aux lycéens. La formulation est généralement un peu plus pompeuse mais l’esprit reste le même : « Pensez-vous que l’on puisse traiter de sujets graves et sérieux sur le mode plaisant ou humoristique ? » Nietzsche y va franco et est à ce titre souvent cité sur la question : « L’homme souffre si profondément qu’il a dû inventer le rire ». Il déteste donc les philosophes qui « ont cherché à donner mauvaise réputation au rire » et irait « jusqu’à risquer un classement des philosophes suivant le rang de leur rire » (Conférence de Marc BLOCH, 2001).   A travers son essai sur le rire, BERGSON reconnait aussi la grande place occupée par l’art de rire dans notre vie. Il observe que l’on rit de la maladresse, voir d’un certain malheur des autres. A priori donc, tout peut être prétexte à rire.   De nos jours, et j’aurai pu commencer par cela, c’est la phrase de DESPROGES qui revient toujours en tête : « On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui« . Mais DESPROGRES nuance son propos (tout comme GELUCK par exemple) : « Premièrement, peut-on rire de tout ? Deuxièmement, peut-on rire avec tout le monde ? À la première question, je répondrai oui sans hésiter. Peut-on rire avec tout le monde ? C’est quelquefois au-dessus de mes forces, dans certains environnements humains ». Donc on peut rire de tout… à condition que le public le prenne bien pour du second degré. Dès lors qu’il est possible d’en tirer une jouissance malsaine au premier degré, cela ne prête plus à rire.   Or c’est peut-être le problème des spectacles de Dieudonné. S’il est possible de voir le second degré dans ses sketchs, certaines réactions au premier degré de son public sont parfois dérangeantes. Est-ce sa responsabilité ? Dieudonné aime jouer sur l’ambiguïté… et rire avec tout le monde, y compris les antisémites et les révisionnistes. Or justement DESPROGES était clair sur le sujet, il aurait répugné à se produire au théâtre de la Main d’Or : « La compagnie d’un stalinien pratiquant me met rarement en joie. Près d’un terroriste hystérique, je pouffe à peine et, la présence, à mes côtés, d’un militant d’extrême droite assombrit couramment [ma] jovialité monacale. » Sandrine BLANCHARD et Raphaëlle REROLLE l’expliquent beaucoup mieux que moi dans Le Monde.   Stanislas KRALAND introduit la notion de timing dans un article du Huffington Post. D’après des chercheurs de l’université du Colorado : « transformer de la tragédie en comédie prend du temps, mais ni trop, ni trop peu ». Vous n’allez pas pouvoir faire rire sur la mort de Mandela le jour de ses funérailles, car une vanne à ce propos ne remplirait pas 3 conditions essentielles : Que la blague menace l’idée que le destinataire de la vanne se fait du monde, par exemple une norme sociale. Que la menace créée par la blague paraisse néanmoins bénigne au destinataire du gag. Que le destinataire perçoive ces deux premières conditions. Avec le temps par contre, l’humour permettra à l’homme de « transformer une source de douleur en vecteur de plaisir« . Retour à Nietzsche !   Salut les Terriens du 25/01 – Peut-on rire de tout...

Philosophie : BERGSON ne plaisante pas avec le rire

Par dans La vie de Bourgrire

La dernière fois que je me suis pris pour un philosophe, c’était peu après avoir obtenu un 11 au BAC blanc. Ma pensée n’atteignait guère les sommets mais j’avais le mérite d’apprendre un peu mes cours. C’est l’un des plus gros malentendus du lycée d’ailleurs : la philo à l’école c’est comme l’histoire. Tu apprends gentiment et tu récites tout aussi docilement en t’adaptant à l’énoncé. On ne peut pas donner tort au système scolaire : avant de bâtir ses propres réflexions (si l’y on y arrive un jour), il est nécessaire d’avoir tous les matériaux à disposition.   Enfin… est-on capable d’avoir ses propres réflexions ou au moins une idée originale ? Les philosophes les plus exigeants vous répondront que non.   De la même façon, dans l’humour ou le comique, ce que l’on produit est-il vraiment original ?   En 1900, Henri BERGSON sort l’ouvrage « Le Rire – Essai sur la signification du rire », compilation d’articles publiés dans la Revue de Paris. L’ouvrage a déjà été (très bien) disserté sur la toile et je ne m’y risquerai pas une nouvelle fois. Toutefois, je suis frappé par l’analyse très scientifique et sociale que BERGSON livre du rire (attendez… vous croyez que c’est pour ça qu’on parle de « sciences sociales » parfois !??). Il étudie : – Le comique en général (forme, mouvement, force d’expansion). – Le comique de situation et le comique de mots (diable à ressorts, pantin à ficelles, boule de neige). – Le comique de caractère.   Le livre fluide, concret, et chaque exemple donne à réfléchir : « Un homme, qui courait dans la rue, trébuche et tombe : les passants rient. On ne rirait pas de lui, je pense, si l’on pouvait supposer que la fantaisie lui est venue tout à coup de s’asseoir par terre. On rit de ce qu’il s’est assis involon­tairement. Ce n’est donc pas son changement brusque d’attitude qui fait rire, c’est ce qu’il y a d’involontaire dans le changement, c’est la mala­dresse. »   Au final, l’ouvrage permet de répondre simplement à la question : POURQUOI C’EST DRÔLE ?   Cela me rappelle un des sketchs des GUIGNOLS DE L’INFO :   Guignols – Kulunmouton par Yahren En l’espèce, Alain DE GREEF aurait pu citer BERGSON et expliquer les mécanismes de conscience commune qui permettait à un groupe d’individus d’en rire ; un groupe doté de « l’esprit Canal ». A ce propos, vous avez déjà tapé « esprit canal » dans Google ? Tout le monde vous explique que c’est naze ou que c’est mort l’esprit Canal, jusqu’à Fabrice Luchini qui théorise : « On est dans la tyrannie du rire obligatoire. Le drame de l’époque, c’est l’esprit Canal, cette mécanique de la déconne. C’est un totalitarisme ! On n’en peut plus des rires forcés à la télé. » Sans juger de la pertinence de ce propos sur le fond, il faut noter que son analyse prend très bien en compte la dimension collective du rire, la bonne humeur imposée sur tous les plateaux… voir dans l’espace public...

Le One Man Show, ça vous évoque quoi et qui ?

Par dans La vie de Bourgrire

La plupart des passionnés de One Man Show, Stand-up ou Café-théâtre ont un peu le même parcours. Ils se produisaient devant leur famille, puis en classe et le succès était au rendez-vous. Leur popularité dans le village ne faisant plus aucun doute, ils partent ensuite conquérir la Capitale puis le monde. A qui pensez-vous spontanément quand vous entendez les mots… (Comme vous n’êtes pas là pour répondre, je vais laisser Google Images le faire à votre place.)   ONE MAN SHOW – Stéphane ROUSSEAU, Jérôme DARAN, Julien COURBET (!), Alex LUTZ, CAUET (!)… Mon dieu, je n’aurais pas trouvé une seule des 5 premières réponses proposées. Pour moi, le One Man Show c’est plutôt Pierre PALMADE, Jean Marie BIGARD, Muriel ROBIN, Florence FORESTI… et Patrick SEBASTIEN. Comme je cite deux femmes, devrais-je parler en l’espèce de One Woman Show ? Toujours est-il que je commence sérieusement à vieillir, du moins par rapport au contenu proposé par Internet.   Ou alors, autre explication, les artistes moins populaires ont davantage besoin de web marketing pour leur promotion. Une partie de leur budget passe donc dans la mise en avant de résultats favorables dans Google, grâce à l’embauche de prolifiques marketeurs.   Si vous vous lancez dans le métier, il est logique de prévoir un site, un compte Youtube et d’être massivement présent sur les réseaux sociaux.   Notez que la notion de One Man Show ne semble pas être universelle. La page française sur Wikipédia est très mince… et seulement quatre langues sont disponibles !? Par ailleurs, la page anglaise renvoie au monologue, au mono-drame théâtral. Notez aussi que les dictionnaires parlent aussi de « spectacle solo« .   Mouais. C’est un peu du masochisme de baser sa campagne de promotion sur son « spectacle solo ». One Man Show ça claque quand même un peu plus.   Mais revenons à mon top 5 spontané. Si pour les 4 premiers vous serez plus ou moins d’accord, beaucoup d’entre vous me diront « que vient foutre Patrick SEBASTIEN là dedans ? ». Les plus jeunes, dont je fais de moins en moins partie, oublient qu’avant d’être un animateur de cabaret et un chanteur à succès, Patrick SEBASTIEN est un formidable imitateur. « Il débarque à Paris en 1974 et met sur pied un spectacle comique basé sur des imitations de différentes vedettes (en particulier Bourvil), écumant les cabarets pour des cachets très bas »… avant de percer ! En 1992, il revient aux sources en proposant le Grand Bluff, émission dans laquelle il se présente anonymement dans les jeux télévisés de l’époque. Le succès est immense : cette émission restera le record d’audience en France… jusqu’à la finale de la Coupe du Monde 1998.     En 1992, j’avais 13 ans ; c’est suite à cela que j’ai commencé à importuner mon entourage avec mes « spectacles » ;). J’imitais trop bien Pierre BELLEMARE à l’époque (maintenant aussi, mais après quelques bières). Près de 20 ans plus tard, le nom d’Auvairniton BOURGRIRE n’illumine pas toutes les affiches de Métropole. La vie m’a proposé d’autres choix, très intéressants aussi. Je reste toutefois passionné par l’humour en tant qu’art vivant. Merci Patrick....

Le rire est un souffle diabolique

Par dans Les billets d'Auvairniton

Le rire est un souffle diabolique qui déforme les ligaments du visage et fait ressembler l’homme au singe. Voilà ce que j’expliquais à ma femme hier soir devant l’émission de Cyril Hanouna. Ce a quoi elle a évidemment répondu « je ne saurais mieux dire Auvairniton ; quel honneur de porter le nom de Bourgrire avec toi ». Vous pensez que j’exagère, que je suis un peu extrême ? Mais Jorge, dans le Nom de la Rose, ne dit pas autre chose, ne pense pas autrement ! Et comment donner tort à ce sage homme ? « La Providence ne tolère pas que l’on glorifie des futilités. » Peu après, ma femme m’envoya faire la vaisselle et terminer le nettoyage des sols.   Mon esprit quitta bien vite ces tâches mécaniques et me donna l’occasion de réfléchir davantage. Quinconce entreprend aujourd’hui de regarder la télévision aux heures de grande écoute sera forcé de trouver matière à rire. La plupart des stratégies d’audimat sont basées sur la bonne humeur ; avec un public prêt à rire de (presque) tout.   Du pain et des jeux pour mettre de côté les désagréments du quotidien.   Faites le test : essayer de regarder des émissions un minimum sérieuses. Je pense par exemple à « C dans l’air » avec Yves CALVI. Eh bien, même sur ce type de plateaux, tous les invités veulent avoir l’air sympathique, trouver le bon mot pour promouvoir leurs propos. Peut-on rire de tout ? 1/4 par prince_de_conde Fabrice LUCHINI a même dénoncé (avec humour ?) la « tyrannie du rire ».   L’humain a un besoin inné d’être trouvé sympa et de trouver son congénère tout aussi sympathique. Celui qui serait différent s’expose à être victime de l’intégrisme de la rigolade, comme l’explique François L’YVONNET, professeur de philosophie et éditeur. Dans le même esprit, les Inrocks insistent en particulier sur le « rire des politiques, le pire de la politique« .   Respirons un peu. On n’est pas obligé de rire de tout avec tout le monde et d’être d’humeur radieuse en permanence. Il y a même derrière cela finalement un certain culte de la performance. Il faut être performant économiquement, à son travail et dans la création/l’accumulation de richesse ; puis il faut être performant en famille : avec sa compagne, ses enfants. Enfin, l’ultime performance sociale serait d’avoir le rire facile.   Guillaume : Non là je ne suis absolument pas d’accord… Jorge : ASSEZ !   Sauf que…   Nietzsche nous dit, à la fin de Par delà le bien et le mal : « J’irais jusqu’à risquer un classement des philosophes suivant le rang de leur rire. » Le rire est un sujet auquel les philosophes doivent s’intéresser sérieusement. Et les sociologues, les amateurs de Sciences Humaines ? Henri BERGSON est l’auteur d’un ouvrage intitulé « Le Rire ». Le rire y est considéré comme une punition de la société envers les êtres qui s’écartent de la norme d’après Wikipédia. Cela sonne comme une condamnation à priori. Mais en fait c’est juste une description à froid à des mécanismes du rire. Par ailleurs, même en tant que punition, le rire crée du lien social, on rit « de » ou l’on rit « avec ».   Rigoler sans se prendre la tête ? Ce n’est pas le propre de l’homme ;).  ...

Les rires enregistrés : la preuve que c’est drôle

Par dans Les billets d'Auvairniton

Je me souviens de mon premier contact avec les rires enregistrés : le Prince de Bel-Air ou Sauvés par le Gong. Mais là encore ça passait, puisque c’était plutôt drôle (pour les standards des années 90). C’est avec les sitcoms d’AB Productions, notamment Hélène et les Garçons, que tout a franchement dérapé. Lol hein ? Non ? Non, effectivement. Même dans les années 90, Auvairniton Bourgrire ne riait pas. Je me souviens d’un article du parisien qui insistait d’ailleurs lourdement sur les rires enregistrés. Ils étaient plus que nécessaires au succès de la série. En effet, comme je l’expliquais dans un précédent article, le rire est communicatif. Nous avons deux moyens de nous le procurer : en trouvant quelque chose drôle (pas facile ici), ou en nous laissant aller à la suggestion, à l’imitation. Si nous voyons ou entendons des rires, nous seront davantage enclin à céder aussi à l’hilarité. Nos résistances ont besoin d’être vaincues, nous avons besoin de céder avant d’accepter de rire. Surtout à Hélène et les Garçons.   Le concept des rires enregistrés n’est pas nouveau. Il remonte aux années 50 et au Hank McCune Show ! D’ailleurs, je vous parlais du Parisien mais Science et Vie a apparemment pris le même exemple d’après Wikipédia : « Cette technique permet aussi de faire rire le spectateur lorsqu’il n’y a rien ou pas grand-chose de drôle et rattraper ainsi de mauvaises séries : cela avait été évoqué dans le magazine Science et Vie Junior avec l’exemple d’Hélène et les Garçons » Les grands esprits se rencontrent.   Comme toute bonne idée, un excès peut finir par nuire. Par ailleurs, les gens apprécient peu le faux, « la boite à rires » comme on dit au Québec. Longtemps, dans l’esprit du spectateur, le rire enregistré était associé au « faux », à de la triche. D’ailleurs, il sonnait faux. Impossible parfois de comprendre comment et pourquoi il était déclenché. Le pire : le même rire qui revient toujours. Superbe exemple avec cet extrait de How I met your mother :   How I met your mother : rires enregistrés par Spi0n Respect pour le travail de l’auteur déjà. C’est ce genre d’initiatives qui donne une certaine noblesse à Internet et me (re)donne une relative Foi en l’espèce humaine (vous voyez comme je garde toute mesure en toute circonstance).   Pour (re)gagner en authenticité, certains producteurs ont eu l’idée d’enregistrer les véritables rires du public… comme ses autres réactions ; colère, surprise, sifflets etc. Un bon public est un public qui réagit… et fait réagir le spectateur chez lui ensuite. Cette technique nécessite un peu de budget  (et d’ambition !) mais elle a souvent joué un rôle déterminant dans le succès d’une série… comme Friends ! Une série qui a créé une génération d’idiots névrosés et égocentriques d’après Vice, repris par Slate.fr. On ne peut pas leur donner totalement tort. Parce que même si les rires étaient réels, le public sélectionné était drôlement bon public justement. Il était au taquet pour entrainer tout le monde. Or Friends sans effet d’entrainement, c’est vachement moins marrant : La même expérience est trouvable sur le net avec Big Bang Theory. Mais le rire enregistré peut aussi être une arme pour choquer. Au sein d’un groupe, celui qui a des émotions contraires à la norme interpelle voir met le groupe en danger. L’UNICEF avait choisi cette stratégie en 2002 pour sa campagne : un décalage qui crée le...

Actualité de l’humour : revue de presse semaine 19

Par dans Actualités presse et spectacles

1/ Interview de Tarik Seddak sur le Bondy Blog. Auteur pour Omar et Fred, Manu Payet, le Jamel Comedy Club, On ne demande qu’à en rire, il produit régulièrement des vidéos pour Youtube : Il apporte une définition juste de l’humour web : « Il faut faire des vidéos rythmées. On est dans l’immédiateté, c’est un humour pour la personne en face de toi. Les internautes n’ont pas l’impression de voir des professionnels mais des potes. » Aujourd’hui, la difficulté n’est pas tant de faire cliquer un internaute que de garder son attention. Pas de communication sans rythme donc !   2/ Le tweet sur la mort de Tito Vilanova qui ne passe pas. L’indépendant.fr revient sur un Tweet qui a gentiment fait polémique fin avril, à propos du décès de Tito Vilanova, ex-entraîneur de BARCELONE, survenu à l’âge de 45 ans : « On pensait que le Barça connaîtrait une saison blanche, ils soulèveront finalement une coupe ». Les réactions indignées correspondent exactement à ce que j’expliquais dans le précédent article « Peut-on rire de tout ?« . Tout est question de timing pour une plaisanterie, quelle que soit sa qualité. « Transformer la tragédie en comédie prend du temps« .   3/ Au Nom du Fils : l’humour pour parler de choses graves. Une femme qui se venge en tuant des prêtres pédophiles : Kill Bill 3 ?   4/ Les mots d’humour d’Obama avec la presse. Dans mon premier article, je parlais déjà de la nécessité d’avoir de l’humour pour un personnage public. Obama ne déroge pas à la règle et régale son auditoire de bons mots à l’occasion : Problèmes de logiciel assurance santé ? « En 2008, mon slogan était Yes We Can! En 2013, mon slogan était Ctrl+Alt+Sup ! ». CNN le boude ? « Je viens de rentrer de Malaisie. C’est incroyable de voir ce qu’il faut parcourir comme distance pour que CNN parle enfin de vous ». Fox News le cherche ? « Voyons les choses en face, Fox, je vais vous manquer quand je ne serai plus là. Vous allez avoir beaucoup plus de mal à convaincre les Américains qu’Hillary (Clinton) est née au Kenya ».   5/ Mission mains propres. Non, il ne s’agit pas de lutter contre la corruption mais de bien de se laver les mains au sens littéral. La France s’engage depuis 2009 aux côtés de l’OMS en participant chaque année à la journée mondiale sur l’hygiène des mains. Pour faire passer le message « sauvez des vies : lavez-vous les mains« , les centres hospitaliers ont choisi l’humour lors d’un concours vidéo ; voici le gagnant :   6/ L’humour, un levier de réussite professionnelle. Les fans de sociologie savent déjà qu’être grand, né en janvier et issue d’une famille à CSP élevée permet de mieux se débrouiller dans la vie. Un sondage nous apprend aujourd’hui que 52 % des Français pensent que les personnes drôles réussissent mieux leur vie professionnelle. Cela m’inspire deux commentaires : – 48% des français pensent que l’humour n’intervient pas dans une carrière. Voir l’exemple 4/ : Obama serait-il Obama sans son humour ? – Un sondage ne vaut pas une étude. Mais comment étudier l’humour à grande échelle, son absence ou sa présence au sein d’une population...

Pourquoi le rire est-il communicatif ou contagieux ?

Par dans Les billets d'Auvairniton

On rit 12 fois moins seul qu’en groupe. Prenez une comédie moyenne, voir franchement mauvaise. Je suis certain qu’avec quelques « potes », autour de pizzas et de bières, elle risque d’être plus digeste. Un exemple imparable ? « Eh mec elle est où ma caisse« , chef d’œuvre du rire à voir plutôt accompagné que seul. Sans remettre en cause l’exemple, certains discuteront ici de la relative nécessité d’ingurgiter de grandes quantités d’alcool pour rendre le film supportable, même à plusieurs. Deux mécanismes provoquent en fait le rire : le fait de trouver quelque chose drôle. Ok, vous vous en doutiez… et plus étonnant : le fait d’entendre rire (voir Wikipédia). Cela explique qu’il soit difficile pour les professionnels du rire de chauffer une salle, mais plus facile de dérouler quand l’ambiance est en place. Mieux vaut envoyer du lourd dès le début : – de son spectacle, – de sa réunion, – de son exposé, – de son meeting… Etc. Dès que vous vous adressez à un public, démarrez avec de l’humour, vos meilleures vannes si possibles. Il sera plus facile ensuite de les faire acquiescer à vos idées. Le rire permet de vaincre les barrières, les appréhensions, les réticences… de mieux sociabiliser. Est-il possible de réussir, d’être une figure publique sans humour ? Même si tout le monde peut ne pas vous trouver drôle, aucune chance de gagner en exposition si vous passez mal. Et bien passer, c’est amuser, distraire voir faire rire.   Suis-je condamné à échouer si je n’ai pas d’humour ? Non, non, regardez-moi ! (huhu, auto-dérision, trop fun) Il est toujours possible de s’associer à une personnalité ou un évènement ludique. Les animateurs, producteurs, élus locaux etc. sont généralement ravis d’inviter ou d’être associés à un festival ou un spectacle (tant que leur bénéfice est clair : audimat, fonds, notoriété…). Le public aime l’humour, je leur en donne. A défaut de réels jeux, du pain et du fun pour mettre son quotidien entre parenthèses.    Je mets de côté l’aspect thérapeutique du rire. C’est plutôt le rire business qui me fascine. J’y étais prédestiné avec mon nom : Auvairniton BOURGRIRE, ce n’est pas ce qu’il y a de plus courant. Pas facile jusqu’au lycée mais j’ai ensuite eu la chance d’incorporer un lycée très multi-ethnique ; mon exotisme se fondait alors dans la masse.   Mais je balance, je balance et vous me demanderez : où sont les études un brin scientifiques, devons-nous avoir Foi en tes écrits Auvairniton ? Vous êtes gonflés. Déjà tout à l’heure, j’ai cité Wikipédia. En complément, je vous conseille la très bonne page de « Yahoo answers » qui contient de nombreux liens très documentés sur le sujet.   Pour terminer (par un rire), une vidéo qui illustre la viralité de ces éclats de joie :   Attendez, j’ai dit « VIRALITé » ? N’est-ce pas ce graal que visent tous les marketeurs sur tous les médias ? Oui, le rire fait partie de ces sentiments puissants qui entrainent le partage et la viralité… au même titre que la colère d’ailleurs. Vous voulez faire de l’audience ? Ne rendez pas les gens indifférents. Il n’y a rien de pire que la neutralité pour rester seul avec ses articles. Et avoir 12 fois moins de chances d’en rire du coup =].   Dans la même thématique : excellent article de France Info, mais sur les bâillements ! Si vous les déclenchez dès les premières minutes, vous pouvez quittez la pièce...

Auvairniton BOURGRIRE

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Parce que c'est des potes.